30/03/16

Le déménagement

Man loading a truck with furniture

Avec seulement trois mois de retard, il est temps que je vous raconte la suite (et fin) de notre achat immobilier.

Tout a été bien mouvementé ; la semaine précédant le closing, nous n’étions pas tout à fait certains que la vente allait réellement se faire. Puis finalement, c’est avec un grand soulagement que nous avons signé comme prévu le 30 décembre.

Puis, le stress du “est-ce qu’on va réussir à acheter la maison” a été remplacé par le stress du “est-ce qu’on ne fait pas une bêtise ?” en voyant le montant de la dette que nous avons maintenant tandis que notre épargne a disparu. Dans un pays où l’on peut se faire virer du jour au lendemain sans vraiment le voir venir, c’est assez angoissant. Ajouté à cela le fait que nous avions évité de nous projeter dans la maison pour ne pas vivre les montagnes russes émotionnelles des premières fois, nous nous retrouvons propriétaires en nous demandant si nous allons vraiment nous plaire dans cette maison.

En sortant du cabinet de l’avocat, nous appelons les déménageurs pour nous trouver une date. Le plus tôt étant le mieux afin de limiter le cumul du loyer actuel et du remboursement de prêt. Ils sont disponibles mardi. Nous sommes mercredi (et je travaille demain et lundi). Le weekend va être sportif !

Nous résilions notre bail. Pas besoin de préavis dans notre immeuble, juste 6 semaines de pénalité. Vu qu’on paye le loyer en début de mois alors que nous allons rembourser le prêt en fin de mois, ça ne fait que 2 semaines de double mensualité ; ça va aller.

Nous avons trois jours pour faire tous nos cartons et nettoyer la maison. C’est pas gagné d’avance…

Au final, nous avons passé tout le weekend du nouvel an à faire le ménage dans notre nouvelle maison. C’était dans un état indescriptible, je vous passe les détails… Et pendant ce temps-là, nous n’avons pas tellement avancé sur nos cartons, ce qui fait que le jour du déménagement, nous étions encore en train d’emballer nos affaires pendant que les déménageurs chargeaient. C’était un peu le bazar. On a tout fait dans la panique à la va-vite. Puis, on a réalisé que nous n’avions pas assez de cartons. Voilà donc Mari qui part à Home Depot pour en acheter d’autres. Ensuite, les déménageurs nous disent que leur camion n’est pas assez grand pour tout transporter, et qu’ils vont devoir faire deux fois l’aller-retour. Il commence à être tard ; je vais chercher les enfants à l’école et les conduis dans notre maison. Puis Mari récupère la voiture pour retourner à l’appart avec les déménageurs.

Les enfants découvrent la maison, qui est pleine de cartons partout. Ils ont des devoirs à faire et leur trousse est à l’école. Là, je réalise qu’avec la précipitation de l’emballage, il n’y a presque rien d’écrit sur les cartons. Je ne sais pas du tout où sont les crayons des enfants… Je commence à ouvrir les cartons, un par un. Pas de crayon, là non plus, non, pfff, toujours pas… Et pendant ce temps-là, les enfants qui n’ont rien à faire courent comme des fous dans la maisons. Je suis crevée, on a les devoirs à faire, le repas à préparer, les lunchbox pour demain, et OÙ SONT CES CRAYONS ??? Je vais pêter un cable… Et puis au douzième carton, alors que j’ai de la fumée qui commence à me sortir des oreilles, ça y est, je les ai, voilà les crayons !

J’installe les enfants, je leur donne leur crayons et on s’attaque aux devoirs. Ils sont fatigués, moi aussi… Bref… Ils mangent, je les couche, et puis j’attends Mari et les déménageurs qui n’ont toujours pas fini. Il est 20h30. Je réalise que je ne sais pas où sont mes pantalons pour le boulot demain. J’ai commencé par regarder dans les valises où je pensais avoir mis les vêtements de base pour les premiers jours, mais je ne les y vois pas. Du coup c’est la panique. J’ouvre un par un tous les cartons d’habits, mais ils ne sont nulle part… Il est 21h, les déménageurs arrivent. Ils déchargent le camion et repartent. Je continue à chercher mes pantalons. Rien. Pffff…

Et puis, je me rappelle que juste avant de quitter l’appartement, j’avais vidé le sèche-linge. Ouf, au moins j’ai quelque chose à me mettre demain.

D’ailleurs, le lendemain, je les ai retrouvés, mes pantalons ; ils étaient dans la valise, la toute première où j’avais regardé, sans les voir…