16/01/18

Bientôt cinq ans !

En avril, cela fera cinq ans que nous avons notre Green Card.
Cinq années !!
Je me remémore cette attente interminable avant d’avoir la fameuse date de passage à l’ambassade, puis cette excitation grandissante alors que le projet se concrétisait.
Cinq ans, déjà…
Wow!
Avant de passer à l’étape suivante, je vous propose un petit bilan de notre expatriation, cinq ans plus tard.

Les enfants

Bon alors, déjà, les surnoms de Buzz et Woody, que j’avais trouvés il y a cinq ans, ne leur vont plus. Tout d’abord parce que leur pyjama de l’époque est trop petit, et ensuite parce qu’ils sont plus branchés Star Wars que Toy Story maintenant. Plutôt que de chercher un nouveau surnom, disons mon grand et mon petit (qui n’est plus si petit que ça).

Mon grand avait 4 ans lorsque nous avions déménagé. Il va avoir 9 ans le mois prochain. Il est en Third Grade (=CE2) à l’école publique de notre ville. Ils sont une vingtaine dans sa classe et il a quelques bons copains. Il adore les maths et le sport. Quand il sera grand, il sera agent secret.

Mon petit avait 2 ans et demi à l’époque… Il a maintenant 7 ans. Il est en Second Grade (=CE1) dans la même école que son frère. Il s’entend bien avec tout le monde et a un très bon copain. Il aime les maths et la peinture. Plus tard, il veut devenir artiste.

L’ecole

J’apprécie ici l’environnement scolaire bienveillant. Les enseignants sont tous chaleureux et encourageants.

J’aime l’accent qui est mis sur la communication orale comme écrite. Les enfants sont incités à exprimer leurs idées de façon construite, et à les partager avec la classe. Ils ont commencé à faire des rédactions et des exposés dès le Kindergarten (équivalent à la Grande Section de maternelle). Quand ils ne savent pas écrire un mot, ils sont incités à y aller à l’instinct. Ensuite seulement le professeur corrige les fautes (ou pas…). Le niveau de maths m’a l’air à peu près équivalent à ce qu’ils font en France. Par contre, il faut avouer que les élèves ne sont pas incités à s’appliquer dans leur écriture. Honnêtement ils écrivent comme des cochons (peut-être pas tous, mais les miens clairement) et ça ne dérange visiblement pas les professeurs. C’est dommage !

Pour compléter ce qu’ils apprennent à l’école, nous avons des livres en français ainsi que le bled niveau CE1, et essayons de leur faire nous-même quelques cours de français quand on a le temps, quand on y pense, quand ils n’ont pas trop de devoirs, et quand Jupiter est alignée avec Venus en Sagitaire. Bon ok, la dernière fois c’était il y a 6 mois… Ils savent lire en français, c’est déjà ça.

La maison, le travail, …

Voilà maintenant deux ans que nous avons notre maison. Nous sommes bien situés, juste à côté d’un arrêt de bus, à 40 minutes (occasionnellement un peu moins, souvent beaucoup plus) de Manhattan. Nous avons refait une partie du jardin qui ressemblait à un champ quand nous avions déménagés. Nous y avons planté un bébé cerisier, et deux bébés mirabelliers. Ils grandissent doucement et résistent (j’espère) aux températures polaires de ces dernières semaines.

Niveau boulot, rien de neuf de mon côté. Trois années au même poste, qui est toujours aussi chargé en challenges, donc je ne m’ennuie pas, loin de là ! Mari travaille sur un projet pour créer sa boite. C’est en plein développement et nous espérons que ça se lance cette année. Croisons les doigts !

Côté loisirs, ça a beaucoup changé en cinq ans pour moi.
Tout d’abord, voyant les œuvres de mon petit garçon, j’ai décidé de me mettre à la peinture aussi. J’ai fait 2-3 soirées peintures avec des copines, et puis je me suis lancée à la maison avec l’aide de Youtube. Ce n’est pas toujours une grande réussite, mais ça me détend, et ce n’est pas non plus toujours une catastrophe.
Ensuite, inspirée par mes copines new yorkaises qui ont toutes commencé à courir tardivement et qui ont fait le marathon de New York à l’automne dernier, je me suis mise à courir et à aimer ça (même si j’avoue que je n’ai pas réussi à sortir quand on passe en-dessous de 0ºC, et ça fait donc un mois que je n’ai pas couru).
Enfin, je me suis plongée dans la lecture de l’histoire des États-Unis, parce qu’au bout de cinq ans, je me disais qu’il était temps que je m’instruise.
Sérieusement, si on m’avait dit il y a 15 ans qu’un jour mes loisirs principaux seraient le footing, la peinture et l’histoire, je ne l’aurais jamais cru !

Prochaine étape

Au bout de cinq ans de résidence permanente aux États-Unis, nous pouvons demander la nationalité américaine. En temps que français, nous avons le droit d’avoir la double nationalité, ça tombe bien.

Nous avons commencé à nous plonger dans la procédure de naturalisation. A priori c’est juste un document à remplir. Il est assez long, mais les questions sont assez similaires à ce que nous avions complété il y a cinq ans, donc ça devrait aller. Nous pouvons soumettre notre dossier trois mois avant nos cinq ans, ce qui fait donc fin janvier. Ensuite, je suppose trois mois plus tard, nous devrions être convoqués pour passer un test d’anglais (savoir parler, lire et écrire est un pré-requis) et un test d’éducation civique. Puis aura lieu la cérémonie de naturalisation.

Je reviendrai sur la procédure au fur-et-à mesure pour vous donner plus de détails.

En attendant, ça faisait une bonne raison de revenir alimenter mon bon vieux blog 🙂

16/12/14

Fêtes de fin d’année

La semaine dernière, nous sommes allés admirer le Winter Show de l’école. C’était comme dans les films : une belle estrade bien décorée et un magnifique spectacle où les différentes classes se sont succédées, alternant chants et danses sur les thèmes de Noël, Hannukah et Kwanzaa.

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En classe, tout comme pour Diwali fin octobre, les enseignants invitent un ou deux parents à venir en classe faire découvrir aux enfants ce que représente la fête qu’ils célèbrent et de raconter leurs traditions.

Les salles de classe sont décorées pour l’occasion, j’aime notamment beaucoup celle de Buzz !

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Et puis, en attendant les vacances qui approchent à grand pas, les enfants vont apprendre à faire des latkes aujourd’hui avec leur maîtresse pour célébrer le début de Hannoukah, et puis en fin de semaine ils feront une petite fête de Noël et fabriqueront des maisons en pain d’épices… Miam !

Sur ce, je vous souhaite à tous de joyeuses fêtes de fin d’année !

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4/09/14

La rentrée

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Mercredi 3 septembre

C’est le jour de la rentrée pour Woody. Cette année il est en pre-K4 (deuxième année de maternelle). C’est un grand jour aussi parce que c’est une première journée dans une nouvelle école.

Il est 6h, nous sommes tous réveillés, grâce au décalage horaire duquel nous ne sommes toujours pas parfaitement remis (en ce qui me concerne, je me suis même réveillée à 4h40). Woody est très excité à l’idée de découvrir ses nouveaux copains. Il enfile son uniforme, tout seul comme un grand : polo blanc, short bleu marine, chaussettes bleu marine.

Nous quittons la maison tous les quatre. Buzz ne commence que demain, mais il tient lui aussi à accompagner son petit frère. Arrivés à l’école, il n’est que 8h mais il y a déjà plein de monde (l’école commence à 8h25, mais les parents peuvent déposer les enfants dans leur classe dès 8h). On nous indique le nom de la maîtresse de Woody et nous nous rendons dans sa classe.

Il y a 4 classes de preK4 dans l’école. Woody est dans le groupe des hiboux. La classe est décorée sur le thème : un arbre dans le coin, des images d’hiboux pour écrire les noms des enfants sur leur portemanteaux, la porte de la classe joliment tapissée avec 2 hiboux portant le nom des maîtresses, et 20 autres hiboux avec les prénoms des élèves.

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La jolie salle de classe

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La porte

Nous sommes accueillis par la maîtresse et son assistante qui invitent Woody à prendre un livre et puis chercher la chaise sur laquelle se trouve son nom pour s’y installer. Mon Woody, qui n’est pas du tout du genre timide d’habitude, n’est tout de même pas très rassuré. Il ne connaît personne et n’ose pas me lâcher. Sa maîtresse le prend par la main et nous le laissons dans sa classe.

Je suis retournée le chercher à 15h. Il était ravi !

Jeudi 4 septembre

Aujourd’hui, c’est au tour de Buzz de faire sa rentrée. Maintenant, c’est un grand garçon : il est en Kindergarten. En France, c’est l’équivalent en âge de la grande maternelle, mais ici c’est la première année officielle de l’école élémentaire. Il va y apprendre à lire, il aura des devoirs, il va commencer l’espagnol… Ça devient sérieux !

Nous devons déposer les enfants dans la cour. Lorsque nous arrivons, nous commençons par chercher son nom sur le tableau.

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Puis, un monsieur nous dirige vers son groupe. Nous nous présentons à sa maîtresse qui dit à Buzz de se mettre en rang avec les autres enfants. Je suis très fière de mon Buzz, lui qui est si timide d’habitude, car il n’a hésité et est allé se mettre dans le groupe malgré son appréhension visible.

Les parents sont invités à sortir de la cour. Je suis impressionnée par l’ordre qui règne parmi ces enfants en uniforme, tous en rang à côté de leur professeur respectif, tandis qu’un des grands élèves d’une dizaine d’années tient face à eux le drapeau américain. Tous en chœur, ils récitent le pledge of allegiance, puis autre chose dont je n’ai rien capté. Ensuite ils ont chanté quelque chose – je ne sais pas quoi (ce n’était pas l’hymne national, c’est tout ce que je peux dire). Je n’ai rien compris, mais j’étais sacrément émue malgré tout par ce symbole.

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Après ce salut du drapeau, classe par classe, les enfants entrent en rang et dans le silence (franchement j’étais épatée !) dans le bâtiment.

Après sa première journée d’école, de même que la veille pour Woody, Buzz est enchanté !

J’ai hâte d’aller à la réunion de rentrée pour en savoir plus sur ce qu’ils vont faire cette année !! La suite au prochain épisode 🙂

21/01/14

Snow day

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Ce matin, il a commencé à neiger pendant que je déposais les enfants à l’école. Depuis, ça n’arrête pas et tout est blanc dehors.

Pour s’assurer que tout le monde puisse rentrer chez lui sans encombre, on nous a demandé de venir chercher les enfants à l’école à midi. Pour une histoire d’e-mail pas arrivé, nous l’avons appris au dernier moment. S’en est ensuivi un débat entre Mari et moi pour savoir qui sortirait affronter le froid, marcher jusqu’à l’école dans les 10cm de neige, rentrer avec les enfants à la maison et tenter de travailler à distance pour ne pas perdre une demi-journée de travail.

C’est moi qui ai perdu…

Les enfants étaient enchantés de quitter l’école plus tôt que d’habitude, et de marcher/sauter/taper dans la neige sur le chemin vers la maison 🙂

Une fois à la maison, ça tombait bien, c’était l’heure de la sieste ! Une fois les enfants couchés, je me suis connectée à mon poste de travail à distance. C’est la première fois que je fais du télé-travail et c’est bien pratique d’y accéder si facilement en cas de besoin ! Par ailleurs, comme il n’y a pas tellement d’échange avec les collègues, finalement ça ne change pas grand chose d’être à la maison. C’est même mieux parce que ça m’évite d’entendre mon voisin qui mange à longueur de journée…

Je n’irais pas jusqu’à dire que ça a été productif, parce que les enfants ont fini par se lever de leur sieste, en pleine forme 🙂

Je m’attends à ce que demain les enfants restent aussi à la maison, vu qu’il continue à neiger… et c’est pas plus mal vu la température extérieure.

31/12/13

Rétrospective 2013

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2013 aura été une année riche en événements et en émotions, c’est le moins qu’on puisse dire. Avant de passer en 2014, je tiens à revenir avec vous sur les éléments marquants de cette année qui se termine.

Il y a un an, alors que nous attendions d’avoir notre date de rendez-vous à l’ambassade, ce projet d’expatriation me paraissait complètement irréel, une sorte de rêve inatteignable.

Et puis, vers le 10 janvier, nous avons obtenu notre date de passage à l’ambassade. A partir de là, tout s’est précipité, subitement, et nous avons eu l’impression de courir un marathon pendant les 7 mois qui ont suivi.

Tout d’abord, après l’attente interminable, nous voici actifs à regrouper les différents éléments nécessaires au dossier. C’est important, il ne faut rien oublier !

Le rendez-vous arrive. Je pensais que la date resterai gravée dans ma mémoire ; pour tout vous dire je l’ai déjà oubliée 😉 J’ai du chercher pour la retrouver. Le 12 mars, par une journée froide, neigeuse et verglacée, nous sommes allés à l’ambassade, tous les quatre. Nous avons attendu longtemps, avec des enfants épuisés, et nous sommes ressortis de là avec un « Welcome to the USA, congratulations! » de la part de l’officier.

Et puis les événements ont continué à s’enchaîner : réservation des vacances pour repérer les lieux, devis avec les déménageurs, démission de nos emplois, premières lettres de résiliation…

Fin avril, nous avons foulé le sol américain, et avons passé des vacances formidables. Nous avons même trouvé notre futur logement ! En repartant vers la France, nous n’avions qu’une envie : revenir à New York au plus vite !

Le mois de mai a été bien chargé : signature du contrat de déménagement, inventaire de nos affaires et prise de tête sur qu’est-ce qu’on vend/donne/prête/emmène, préparation psychologique des enfants, annonce aux amis…

Début juin, Mari est parti seul à New York pour préparer notre arrivée. Il a trouvé une école pour les enfants, repéré les lieux, commencé à chercher un emploi, et profité du feu d’artifice du 4 juillet avant de rentrer en France.

J’ai quitté mon travail le 12 juillet alors que le déménagement avait déjà commencé. Trois jours après, nous avons rendu les clés de la maison, vide, et sommes partis en vacances en Bretagne dans ma famille. Nous avons eu la chance d’avoir une garden-party surprise, par une belle journée ensoleillée, et de pouvoir dire au-revoir à tous.

Le 25 juillet, nous avons pris l’avion, les larmes aux yeux, pour nous envoler vers une nouvelle aventure qui s’ouvre à nous.

Nous avons passé un mois d’août de vacances en famille, à découvrir notre nouvel environnement ensemble.

Début Septembre, les enfants ont fait leur rentrée : première rentrée pour Woody qui vient d’avoir 3 ans, deuxième rentrée pour Buzz qui a 4 ans et demi.

Ce n’est pas facile tous les jours à l’école, il y a des hauts et des bas, mais les enfants savent vite compter et réciter l’alphabet en anglais, le sourire aux lèvres !

En parallèle, j’ai la chance de rencontrer des gens adorables dans notre quartier, et de fil en aiguille, je me suis intégrée rapidement dans un groupe d’amis. Et puis grâce à InterNations, je sors régulièrement avec des voisins de differentes nationalités, avec qui je passe de bons moments ! Tout ça sans oublier les apéro-blogs où je suis contente de retrouver tous les mois mes copines blogueuses (ou pas).

Mi septembre, Mari et moi commençons à rechercher sérieusement un emploi. Pour moi, ça va vite : après une moyenne de 3 entretiens par semaine pendant un mois et demi, je signe un contrat d’un an avec une grande banque américaine, pour un poste de chef de projet informatique. Je commence le 18 novembre, un peu stressée, mais ça ne valait pas le coup d’avoir peur de ça finalement 😉

Deux semaines plus tard, c’est Mari qui signe son contrat, et il commence à travailler le 16 décembre, ce qui me laisse une semaine pour trouver une baby-sitter pour garder les enfants pendant les 2 semaines de vacances qui arrivent. Encore une fois, j’ai eu de la chance et j’ai trouvé une jeune fille formidable !

Nous avons passé notre premier Noël new-yorkais avec des amis le 24 (on a même vu le Père Noël !) et avec d’autres amis le 25 (où on a mangé du foie gras fait maison, à tomber !!), et nous avons profité de Skype pour partager cette fête avec notre famille qui nous manque.

Nous voilà maintenant au 31 décembre de cette année incroyable, et je vous souhaite à tous un bon réveillon !

 

 

27/11/13

Thanksgiving à l’école

Les enfants et leurs maîtresses ont décoré l’école pour Thanksgiving…

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La dinde

Les indiens

Les indiens

L'histoire de Thanksgiving

L’histoire de Thanksgiving

… et puis ce midi, ils ont partagé un repas. Chaque famille a apporté une spécialité maison à faire découvrir aux autres (vous pouvez voir mon far breton au fond)

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Je n’ai pas pu me joindre à eux car je ne pouvais pas m’absenter du travail, mais c’était apparemment très sympa ! 🙂

Demain, nous allons fêter Thanksgiving avec des amis. Ils s’occupent de la dinde, je suis chargée de la tarte à la citrouille et du plat à la patate douce et au chamallow. On va voir ce que ça donne 😉

26/06/13

Les 4 missions de Mari

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Première mission : s’installer

Mari est arrivé dans un appartement vide, à l’exception de la cuisine équipée, avec son sac de couchage et quelques habits. La première semaine qu’il a passé chez nous là-bas a été presque intégralement consacrée à faire des courses diverses et variées :

  • alimentation et produits d’entretien
  • assiettes, couverts, casserole, … histoire de pouvoir se faire au moins des pâtes 😉
  • une petite table pour pouvoir manger et bosser
  • une lampe, sinon on n’y voit rien le soir
  • un aspirateur (qui plait beaucoup à Buzz par ailleurs, puisqu’il demande à le voir tous les jours sur Skype)

Une fois le minimum vital acheté, nous avons décidé aussi de trouver des lits pour les enfants pour que leur chambre soit accueillante quand nous arriverons, et qu’ils puissent la voir avant pour s’y habituer (et puis c’était vraiment l’occasion quitter les lits de bébé pour passer aux lits de grands !), et puis après moult hésitations Mari a acheté aussi un canapé pour le salon car il en avait un peu marre pour se détendre d’avoir le choix de s’asseoir sur le sac de couchage, la chaise pas très confortable ou par terre.

Maintenant, l’appartement est prêt à nous accueillir : mission 1 accomplie !

Deuxième mission : trouver une école pour les enfants

Mari a fait le tour des écoles dans un rayon de 2km autour de l’appartement. Pour la public school, ce n’était pas possible car il n’y a pas de pre-K3 pour Woody, et puis de toutes façons les inscriptions sont terminées. Parmi les autres écoles, Mari a vu un peu de tout que ce soit au niveau du programme (mode plutôt garderie vs. programme pédagogique), des tarifs (du simple au triple), de la longueur de la liste d’attente (plusieurs années parfois)…

On s’est posé beaucoup de questions sur ce qu’on voulait vraiment, et puis on a déposé un dossier par enfant dans 2 écoles différentes (avec les frais de dossier qui vont avec) et les enfants ont été admis dans les 2 écoles !! Les deux écoles en question sont très différentes et après avoir le pesé le pour et le contre, nous avons choisi la plus loin des deux (parce qu’elle nous plaît vraiment plus) qui se trouve être aussi nettement moins chère (mais à tarif identique, nous l’aurions choisie quand même 😉 ).

Bref : mission 2 accomplie !

Troisième mission : obtenir le permis de conduire

Bien que nous n’ayons pas l’intention d’avoir une voiture tout de suite, il est presque indispensable d’avoir un permis de conduire car il fait office de pièce d’identité (et ça évite de devoir garder son passeport sur soi en permanence). Après avoir lu l’ensemble du bouquin de code de la route du New Jersey, Mari s’est donc présenté avant-hier dans l’un des centres du MVC. Après avoir fait la queue, il a passé l’examen du code où il faut avoir 40 bonnes réponses sur 50 pour le valider. Il l’a eu sans problème et a fait à nouveau la queue. Il a bien fait de commander son permis international avant de quitter la France car ça lui a permis d’obtenir le permis américain du NJ sans repasser l’épreuve de conduite, et sans rendre son permis français (ce qui arrive parfois). Il est donc ressorti de là avec son permis entre les mains, 4 heures après être arrivé (dont bien 3h30 de queue au total).

Mission 3 accomplie !

Quatrième mission : trouver un boulot

Avec tout ce que Mari a fait depuis son arrivée, il n’a commencé à vraiment chercher un emploi que la semaine dernière. En parallèle, il potasse pas mal de bouquins histoire d’être au taquet au moment venu. Rien à signaler pour l’instant de ce côté-là, mais ça l’occupe bien 🙂
Et puis, dans 10 jours Mari rentre en France pour m’aider avec le déménagement, donc autant attendre son retour là-bas pour décrocher des entretiens…

Et puis 3 missions remplies sur 4 je trouve que c’est plutôt satisfaisant 🙂

25/05/13

L’école…

School Materials

Quand j’annonce la nouvelle de notre départ autour de moi, comme à mes collègues par exemple, une des premières questions c’est : « mais ça ne te fait pas peur pour trouver un travail là-bas ? ». En fait, non, je n’ai absolument aucune crainte sur le fait de trouver du travail. Moi, ce qui me fait peur, c’est de ne pas réussir à caser les enfants… Et quand je dis ça, on me répond souvent : « il doit pourtant bien y avoir une école française à New York, non ? ». Oui, c’est vrai, des écoles françaises il y en a plein, et elles ont l’air très bien (et très chères), mais pour nous c’est absolument évident que c’est en école locale qu’on souhaite les mettre.

En France, c’est trop facile : le grand a 4 ans, il serait allé en deuxième année de maternelle dans l’école à côté de chez nous. Le petit va avoir 3 ans et aurait fait sa première rentrée scolaire, en petite maternelle. Aucune incertitude à ce sujet, c’est gratuit et la garderie le soir est pratique et abordable au niveau prix.

Pour les États-Unis, je ne maîtrise plus rien… Nous avons commencé à regarder les écoles du quartier où nous allons vivre. Nous devons trouver une place en pre-K3 pour Woody, et une place en pre-K4 pour Buzz. Il n’y en a pas forcément dans toutes les écoles, donc il faut trouver une école qui fait les deux (parce que j’aimerais autant éviter de les mettre dans 2 écoles différentes). Dans l’école publique du quartier, il y a une pre-K4, mais je n’arrive pas à trouver d’information sur l’existence ou non de la pre-K3…

Ensuite, si j’ai bien compris, pour s’inscrire il faut prendre un rendez-vous avec le directeur qui va nous présenter l’école. D’après les sites internet des écoles, il faut prévoir un entretien avec l’élève et les parents. Déjà, ça c’est le premier point qui me gène : non seulement les enfants n’arriveront à New York que début août (et j’aimerais bien qu’on trouve une école avant), ensuite à part les 4 mots de politesse qu’ils ont appris pendant les vacances, je ne vois pas trop ce qu’ils raconteraient en entretien, et enfin j’imagine le cirque qu’ils feraient et j’aurais peur que le directeur ne soit pas convaincu par la prestation… (mes enfants sont super sages tous les deux, sauf quand j’ai réellement besoin qu’ils le soient)

En farfouillant sur un forum de parents de notre futur quartier, j’ai vu que la plupart d’entre eux postulent à plusieurs écoles maternelles (en payant à chaque fois des frais de dossier d’environ 100 dollars et non remboursables en cas de refus) pour espérer obtenir une place, et j’ai trouvé une liste commentée des écoles du coin :

Ecole n°1

15 minutes à pieds pour y aller, $18,000 l’année pour les pre-K et les parents doivent s’engager à donner un cours par mois sinon c’est plus cher (si j’ai bien compris).
A part ça, l’école a l’air vraiment super…

Ecole n°2

5 minutes à pieds, mais je ne trouve pas le prix. Je sais juste que c’est une « for-profit organization » et probablement dans les même prix que la précédente. Par contre, les parents ne sont pas obligés d’y donner des cours pour inscrire leur enfant.
L’école a l’air très bien aussi.

Ecole n°3
à 2km, un peu moins chère que les deux précédentes, mais il faut donner des cours aussi ou payer plus. D’après les parents, il y a une bonne ambiance, et le programme est « sweet »…

Ecole n°4
à 2km, dans les $18,000 l’année mais on n’est pas obligé de s’engager à donner des cours.

Ecole n°5
à 15 minutes, dans les $8,000 l’année et le niveau a l’air bon

Ecole n°6
L’école publique du quartier. Elle est gratuite et les commentaires sont positifs. Par contre, je ne sais pas si ils font la classe de pre-K3 et il n’y a pas de site internet. Il faudra creuser ça sur place…

Ecole n°7
Elle ne commence qu’à la pre-K4, elle est gratuite, mais il y a 3 ans de liste d’attente et un tirage au sort chaque année pour choisir les élèves. Par ailleurs, elle est à 20 minutes de schoolbus…

La liste n’est probablement pas exhaustive, mais ça donne sûrement une bonne idée du type d’écoles qu’on peut trouver. Après, quelque soit l’école et son prix, les cours s’arrêtent visiblement vers 15h et donc il faut trouver des activités ou une nounou pour prendre la relève jusqu’au soir quand on travaillera tous les deux (je n’ai pas encore vu le prix des activités, mais je pense que c’est un beau budget aussi).

Même avec cette liste et les quelques explications que j’ai trouvées, je me sens un peu larguée, et puis, ce n’est pas comme si on avait juste à choisir l’école. Là, je ne sais même pas si on est sûrs de trouver une place quelque part…

Et pour ne rien arranger, quand j’ai emmené Buzz à l’école hier, sa maîtresse m’a remis son certificat de radiation pour juillet ; ça m’a fait un gros pincement au cœur…

20/05/13

Fin du séjour à New York

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Nos deux derniers jours à New York ont été un peu pluvieux, mais nous n’avons pas été moins productifs pour autant… Les enfants ont profité de la salle de jeux du dernier étage pendant que je discutais avec une autre maman des écoles du quartier. Il y a une école publique pas loin, quelques écoles privées dans les environs, mais les portes-ouvertes sont passées depuis longtemps (ça, je le savais déjà…). Je sens qu’il faudra mettre pas mal d’énergie pour trouver une école qui nous convient, une fois que nous aurons trouvé un logement, ce qui risque d’être difficile aussi sans credit score (le credit score est une note attribuée en fonction de sa capacité à payer les dépenses (je résume) et après l’arrivée aux États-Unis, il faut généralement compter au moins un an avant que le score existe. Pour louer un appartement, prendre un abonnement téléphonique ou faire un prêt par exemple, ce score va être utiliser pour en déduire le montant de la caution qui va être demandé ou pour carrément refuser le prêt éventuel. Sans score, ce n’est pas toujours évident d’obtenir quelque chose). Bref…

Pendant que je suis à la salle de jeux avec les enfants, Mari se fait contacter par un recruteur et passe un entretien téléphonique (son premier : ça se fête ! 🙂 ). A mon retour, c’est moi qui me fait contacter par un recruteur. Mari occupe les petits pendant que je suis au téléphone. Nous discutons du poste (qui m’intéresse beaucoup) et de mon background. Et puis la personne me demande de parler de mon poste actuel. Je n’aurais jamais cru que ça puisse m’arriver un jour, mais là, après 10 jours de vacances : gros black out ! Pas moyen de me rappeler ce que je fais au boulot… Je gère un projet oui, mais quel est le but ? Quel est le but de l’application sur laquelle j’interviens ? Je me rappelle qu’on a ajouté un écran, mais il ressemble à quoi ? Ah oui, ça affiche un tableau, mais que contient-il ? Oh bah zut, j’essaye de visualiser mais je ne sais plus… Je vais passer pour une cruche là… Je finis par baratiner une réponse hyper vague et probablement pas très convaincante (la preuve, elle n’a plus jamais redonné signe de vie après). Même après avoir raccroché, j’ai mis 30 minutes à me rappeler le but et l’avancement de mon projet ! Faut le faire quand même… Bon, à part que je suis passée pour une grosse débile, je trouve l’anecdote assez drôle 😉

Dans un autre registre, la veille du départ nous avons remarqué quelques appartements à louer pas loin de notre lieu de vacances. Comme nous nous plaisons beaucoup dans ce quartier, nous nous voyons bien revenir dans le coin. Après avoir étudié le nombre de pièces et le prix des différentes options, nous nous mettons d’accord sur un appart qui nous plait bien et nous débarquons en touristes dans l’office qui gère l’immeuble pour demander plus d’informations. On nous donne la liste des charges/options et leur montant et nous repartons pour y réfléchir.

Le lendemain, après avoir fait les bagages pour repartir (snif ! Les vacances sont finies…), nous retournons à l’office pour dire que nous sommes intéressés par le 2-bedroom. Le commercial nous fait visiter l’appartement qui est superbe : entièrement refait à neuf, cuisine équipée, petit balcon avec vue sur Manhattan… Après avoir dit plusieurs fois à quel point je trouve le lieu awesome et amazing, nous lui disons qu’on aimerait le prendre. Nous avons de la chance : il ne nous demande pas de preuve d’emploi sur place (vu qu’on en a pas, ça aurait été embêtant…) mais juste un relevé de compte prouvant qu’on peut payer le loyer. Il va checker notre credit score, ne dit rien de particulier à ce sujet, mais conclue que c’est ok ! Il nous faut juste payer dès maintenant le premier mois de location, l’équivalent d’un mois pour la caution et le bail commence dans 15j (ce n’est pas possible de le faire commencer dans un mois ou plus. C’est 15j max). Nous aurons donc un logement à partir du 24 mai !! Waouh, on n’en revient pas !!

Après avoir rempli trois tonnes de paperasse, nous signons le bail et prenons le taxi pour aller à l’aéroport dans un état d’excitation assez fort. En plus, c’est pratique : quand Mari reviendra pour chercher un boulot, il aura un appart et pourra se concentrer sur sa recherche d’emploi et l’école pour les enfants 🙂