3/07/16

On a testé pour vous : Le Poison Ivy

Poison Ivy dans le jardin

Mi-juin, alors que l’année scolaire venait de se terminer, les enfants ont passé une semaine à la maison avant que n’ouvre le centre de loisirs. Ils ont pu mettre à profit leur temps libre pour lire, se reposer, jouer dehors… et faire du jardinage. Buzz en particulier était ravi d’enlever les mauvaises herbes et le lierre. Il y a donc passé plusieurs jours de suite.

À la fin de cette semaine de désherbage, en partant pour le premier jour de centre aéré, je remarque une petite tâche noire sur son bras. Rien de bien méchant à première vue. Buzz a notamment arraché des pissenlits qui sont connus pour noircir la peau en surface, donc nous avons supposé qu’ils en étaient la cause.

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Lundi 27 juin

Deux jours plus tard, mercredi après-midi, Mari récupère les enfants au camp et constate que les tâches noires semblent s’élargir et que des sortes de pustules se sont formées sur les mains.

mercredi

Mercredi 29 juin

Je commence à trouver que ça ressemble étonnamment à une réaction au poison ivy (autrement dit Sumac vénéneux en français – à ne pas confondre avec le Poison Sumac qui se traduit par Sumac à vernis, celà dit c’est une vraie cochonnerie aussi).

Cependant, j’ai toujours pensé que le Poison Ivy ne se trouvait qu’en forêt, donc j’étais bien loin d’imaginer que nous puissions en avoir dans le jardin.

Mari et les enfants filent chez le médecin pour avoir son avis, pendant que je suis au travail en train de commencer sérieusement à m’inquiéter, pour avoir lu des histoires assez terribles sur le sujet quelques années plus tôt. D’ailleurs, saviez-vous que Stephen King lui-même a rencontré cette plante lorsqu’il était petit ? Il avait utilisé les premières feuilles à portée de main pour s’essuyer les fesses après avoir fait ses besoins dans la nature.

Le médecin nous prescrit de la cortisone, et beaucoup de patience. Heureusement, Buzz n’est pas incommodé par ces boutons. Je me dis qu’il a de la chance car normalement la démangeaison est épouvantable et il ne faut surtout pas gratter.

En rentrant le soir, je fais le tour du jardin avec des photos de poison ivy à la main pour voir si je trouve quelque chose de similaire. Ça n’a pas loupé : sur la moitié de la longueur de la clôture nous séparant de nos voisins de gauche se trouvent de magnifiques branchages de Poison Ivy (tout pousse chez eux, et les feuilles nous envahissent à travers le grillage).

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Poison Ivy

Ça semble inoffensif, n’est-ce pas ?

Avant de vous raconter la suite, je vous explique un peu les particularités de cette plante.

Petit topo sur le Poison Ivy

Le reconnaître

Le poison ivy est une plante qui pousse principalement en Amérique du Nord.

Ses feuilles sont toujours par trois, selon la citation visiblement connue ici : Leaves of three, let it be (= Feuilles par trois, n’y touche pas), avec une nervure centrale plus longue que le reste de la feuille, et un bord lisse

Je vous invite à parcourir la page officielle du Poison Ivy pour en savoir plus sur les différents types.

Son poison

Le poison, appelé l’urushiol, est présent sur l’intégralité de la plante : feuilles, tige, sève, racines. Il est présent quelque soit la saison et est particulièrement tenace. Si la plante meurt, le poison reste actif malgré tout dessus pendant des années. Il faut donc prendre de très grandes précaution pour enlever la plante.

Par ailleurs, l’urushiol se propage assez facilement soit par contact direct, soit indirect (par exemple: on touche la plante et puis on va toucher quelqu’un d’autre avant de se laver les mains). Ce poison peut rester actif jusqu’à 5 ans sur de nombreuses surfaces que la plante aurait touchées.

Enfin, la perfidité du poison ivy réside dans le fait que les premières conséquences (du moins sur l’homme) mettent plus d’un jour à apparaître, souvent deux ou trois, et parfois jusqu’à parfois deux semaines plus tard !! Ça se manifeste le plus souvent sous forme de sortes de pustules assorties d’une démangeaison épouvantable, pendant une bonne semaine, parfois plus.

S’en débarasser

C’est une plante très résistante pour laquelle les techniques habituelles de désherbage ne fonctionnent pas. Par ailleurs, c’est assez risqué de l’arracher à la main, même avec des gants.

La chose la plus importante à retenir est qu’il ne faut SURTOUT PAS brûler cette plante car l’urushiol se répand alors dans l’air et son inhalation est mortelle !

C’est horrible

Maintenant que vous en savez autant que moi sur le Poison Ivy, vous allez imaginer aisément la suite : après avoir touché la plante à pleines mains (et jambes), Buzz s’est touché les joues, le front, les paupières, le ventre…

Vendredi en fin d’après-midi, les cloques sur les mains ont commencé à le gratter terriblement, de nouvelles ont poussé sur les jambes. Buzz n’a pas dormi de la nuit tellement la douleur était forte, malgré la pommade que je lui ai appliquée.

Samedi matin, après avoir constaté qu’il avait visiblement fait pipi aussi après avoir touché la plante, j’ai décidé de l’emmener aux urgences. Je ne vais pas vous faire un dessin, mais ce n’est pas beau à voir !

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Samedi 2 juillet

Le médecin a décidé d’augmenter la dose de cortisone, et m’a dit qu’on ne pouvait pas faire grand chose d’autre à part attendre.

Dimanche, ça va un peu mieux sur le visage, c’est pire à d’autres endroits, parce qu’il a du mal à se retenir de se gratter. Et puis Woody vient de me signaler que des cloques commencent à pousser sur ses bras et sur ses jambes. Il n’avait presque rien ce matin et il en a un certain nombre ce soir, même si ce n’est rien comparé à Buzz. Affaire à suivre…

 

2/04/16

L’anniversaire de Buzz

Un mois après le déménagement, nous avons fêté les 7 ans de Buzz: “Maman, je peux inviter 10 copains ?”.

Maintenant que nous avons de la place, soyons fous : “mais oui bien sûr, invite tous les copains que tu veux” ! Après tout, il y a une quinzaine d’année quand j’animais en centres aérés et colos, j’arrivais bien à gérer 12 enfants de 6-7 pendant un mois. Il n’y a pas de raison que je ne m’en sorte pas pendant juste 2 petites heures, si ? 😉

J’envoie les invitations, précisant que c’est un drop-off (les enfants seuls, pas envie de m’occuper des parents pendant que je gère l’animation des jeux).

Le jour J arrive, le plus froid du mois de février… -17ºC, ressenti -28ºC, et avec un vent terrible par là-dessus.

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“Maman, est-ce qu’on pourra jouer dehors avec mes copains ?”

Euh non, je ne crois pas…

À chaque copain qui arrive, c’est une bouffée d’air glacial qui envahit la maison lorsque la porte s’ouvre. Brrrr… Les parents emmitouflés courent déposer leur bambins et se précipitent dans leur voiture pour limiter l’exposition au froid. Une maman me donne une boite d’épinéphrine pour son fils qui est allergique aux fruits à coque. Heureusement que j’ai fait les gâteaux moi-même, au moins je sais ce que j’ai mis dedans.

Une autre maman, la dernière arrivée, entre dans la maison, enlève le manteau de son fils, le sien… et celui de la petite sœur.

“-Heuuu, c’est un drop-off, vous pouvez laisser le petit
la mère : – Oh je peux rester ?
– Hmmm, vous pouvez repartir
– Non, je vais rester
– Vous êtes sûre ? Vous pourriez profiter de 2h de libres en laissant le petit !
– Mon fils veut que je reste. Hein, tu veux que je reste n’est-ce pas mon chéri ?
le gamin : – Euh… oui ?
– Vous voyez, il veut que je reste, alors je reste
moi: – Bon bah ok, yeah super hihihi” Pffff…

Première activité : travail manuel

J’ai préparé des puzzles tout blancs et des feutres pour que les enfants fassent leur plus beau dessin. La petite sœur surnuméraire a de la chance ; j’en ai un en rab.

Le problème, c’est qu’il y a des enfants qui sont nettement plus rapides que d’autres à terminer leur dessin. Pendant que certains s’appliquent à la perfection en prenant leur temps, j’ai un troupeau grandissant de zouaves qui commencent à ne plus tenir en place. Par là-dessus, ça me perturbe d’avoir la mère qui est assise à me regarder du coin de l’œil pendant que je tente de gérer les deux groupes en parallèle.

Une fois que la majeure partie des enfants a terminé son coloriage, je finis par dire aux deux retardataires qu’ils finiront plus tard, sinon j’ai l’impression qu’ils pourraient y passer encore deux heures… On passe à la suite !

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Deuxième activité : le jeu de piste

Je leur ai préparé une chasse au trésor avec plein de petites énigmes. Maintenant qu’ils savent tous lire, c’est pratique. J’ai fait 10 étapes ; la prochaine fois j’en prévoirai davantage car ils ont été plus rapides que prévu.

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D’ailleurs il faudra que je repense l’ensemble, car cette chasse au trésor avec 10 gamins en intérieur, ça ressemblait plus à un match de rugby qu’à autre chose. À chaque indice déchiffré, les voilà en masse à courir vers le point d’intérêt suivant, puis à plonger en mêlée pour être le premier à récupérer l’indice suivant.

Les enfants mettent donc rapidement la main sur le trésor.
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Le coffre contient des goody bags vides ainsi que plein de bricoles en tout genre, qu’ils pourront choisir eux-mêmes pour remplir leur sachet.

Ce serait trop facile de se servir dans le coffre comme ça. Non, je leur ai préparé des petits jeux, suffisamment courts et nombreux pour laisser l’opportunité à tous de gagner plusieurs fois et d’emporter une partie du trésor !

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Pizza et gâteaux

Ici, la pizza précède toujours le gâteau lors des goûters d’anniversaire. Nous n’avions pas envie de perturber les invités, donc nous avons fait comme tout le monde. Mari a préparé la pizza lui-même. La Maman qui était là nous a même demandé :
“- Mmmh la pizza est vraiment délicieuse ; où l’avez-vous achetée ?
Mari : – Je l’ai faite
– Et où avez-vous acheté la pâte ?
– Je l’ai faite”

Elle avait l’air vraiment impressionnée (d’ailleurs elle est allée se resservir) !

Pour la suite, j’ai préparé trois gâteaux : noisette/marbré au chocolat/banane, histoire de changer des “american cakes” insipides aux couleurs flamboyantes. Malgré tout, les trois ont eu beaucoup de succès et il n’en restait plus beaucoup après la fête.

La piñata

Pour clôturer la fête, je place les enfants en file indienne pour qu’il puisse tour à tour taper dans la piñata pour la faire éclater, puis remplir ce qui reste de place dans leur goody bag avec des bonbons.

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Les parents ont été ponctuels pour récupérer leur bambin respectif. Heureusement car ça commençait à être vraiment le cirque. D’ailleurs, c’était tellement le foutoir pendant les 5-10 minutes de flottement pendant lesquelles les parents entraient/sortaient, que j’ai entendu au loin une maman demander à celle qui était resté tout le long : “Mais c’était le bazar comme ça tout le temps ?”

Et là, je tends l’oreille et j’entends la maman répondre : “non, c’était super bien organisé, les enfants se sont bien amusé, …”

Bon, finalement, ce n’était pas si mal qu’elle soit resté, cette maman 🙂

30/03/16

Le déménagement

Man loading a truck with furniture

Avec seulement trois mois de retard, il est temps que je vous raconte la suite (et fin) de notre achat immobilier.

Tout a été bien mouvementé ; la semaine précédant le closing, nous n’étions pas tout à fait certains que la vente allait réellement se faire. Puis finalement, c’est avec un grand soulagement que nous avons signé comme prévu le 30 décembre.

Puis, le stress du “est-ce qu’on va réussir à acheter la maison” a été remplacé par le stress du “est-ce qu’on ne fait pas une bêtise ?” en voyant le montant de la dette que nous avons maintenant tandis que notre épargne a disparu. Dans un pays où l’on peut se faire virer du jour au lendemain sans vraiment le voir venir, c’est assez angoissant. Ajouté à cela le fait que nous avions évité de nous projeter dans la maison pour ne pas vivre les montagnes russes émotionnelles des premières fois, nous nous retrouvons propriétaires en nous demandant si nous allons vraiment nous plaire dans cette maison.

En sortant du cabinet de l’avocat, nous appelons les déménageurs pour nous trouver une date. Le plus tôt étant le mieux afin de limiter le cumul du loyer actuel et du remboursement de prêt. Ils sont disponibles mardi. Nous sommes mercredi (et je travaille demain et lundi). Le weekend va être sportif !

Nous résilions notre bail. Pas besoin de préavis dans notre immeuble, juste 6 semaines de pénalité. Vu qu’on paye le loyer en début de mois alors que nous allons rembourser le prêt en fin de mois, ça ne fait que 2 semaines de double mensualité ; ça va aller.

Nous avons trois jours pour faire tous nos cartons et nettoyer la maison. C’est pas gagné d’avance…

Au final, nous avons passé tout le weekend du nouvel an à faire le ménage dans notre nouvelle maison. C’était dans un état indescriptible, je vous passe les détails… Et pendant ce temps-là, nous n’avons pas tellement avancé sur nos cartons, ce qui fait que le jour du déménagement, nous étions encore en train d’emballer nos affaires pendant que les déménageurs chargeaient. C’était un peu le bazar. On a tout fait dans la panique à la va-vite. Puis, on a réalisé que nous n’avions pas assez de cartons. Voilà donc Mari qui part à Home Depot pour en acheter d’autres. Ensuite, les déménageurs nous disent que leur camion n’est pas assez grand pour tout transporter, et qu’ils vont devoir faire deux fois l’aller-retour. Il commence à être tard ; je vais chercher les enfants à l’école et les conduis dans notre maison. Puis Mari récupère la voiture pour retourner à l’appart avec les déménageurs.

Les enfants découvrent la maison, qui est pleine de cartons partout. Ils ont des devoirs à faire et leur trousse est à l’école. Là, je réalise qu’avec la précipitation de l’emballage, il n’y a presque rien d’écrit sur les cartons. Je ne sais pas du tout où sont les crayons des enfants… Je commence à ouvrir les cartons, un par un. Pas de crayon, là non plus, non, pfff, toujours pas… Et pendant ce temps-là, les enfants qui n’ont rien à faire courent comme des fous dans la maisons. Je suis crevée, on a les devoirs à faire, le repas à préparer, les lunchbox pour demain, et OÙ SONT CES CRAYONS ??? Je vais pêter un cable… Et puis au douzième carton, alors que j’ai de la fumée qui commence à me sortir des oreilles, ça y est, je les ai, voilà les crayons !

J’installe les enfants, je leur donne leur crayons et on s’attaque aux devoirs. Ils sont fatigués, moi aussi… Bref… Ils mangent, je les couche, et puis j’attends Mari et les déménageurs qui n’ont toujours pas fini. Il est 20h30. Je réalise que je ne sais pas où sont mes pantalons pour le boulot demain. J’ai commencé par regarder dans les valises où je pensais avoir mis les vêtements de base pour les premiers jours, mais je ne les y vois pas. Du coup c’est la panique. J’ouvre un par un tous les cartons d’habits, mais ils ne sont nulle part… Il est 21h, les déménageurs arrivent. Ils déchargent le camion et repartent. Je continue à chercher mes pantalons. Rien. Pffff…

Et puis, je me rappelle que juste avant de quitter l’appartement, j’avais vidé le sèche-linge. Ouf, au moins j’ai quelque chose à me mettre demain.

D’ailleurs, le lendemain, je les ai retrouvés, mes pantalons ; ils étaient dans la valise, la toute première où j’avais regardé, sans les voir…

28/11/15

La suite de nos aventures immobilières

Tiny red house in green grass

Voilà trois mois que je n’ai rien raconté sur mon blog… Pourtant il s’en est passé des choses depuis que nous avons échoué avec la maison numéro 2.

Ceux qui me suivent sur facebook connaissent une partie de la suite dont je vais vous parler maintenant (d’ailleurs je vais reparcourir ce que j’y ai partagé parce que je ne suis pas sûre de me rappeler de tout).

Il y a eu la maison numéro 3 sur laquelle j’ai eu un coup de cœur. Visiblement je n’étais pas la seule car 3 jours à peine après sa mise en vente, ils avaient déjà reçu trois propositions dont la nôtre. Nous sommes donc entrés dans les enchères mais ne voulions pas mettre beaucoup plus que notre première proposition et avons donc perdu.

Puis quelques jours après, nous avons fait une offre sur une quatrième maison qui me plaisait bien aussi. Son prix était un peu élevé pour nous donc nous avons proposé 5% de moins. Les propriétaires ont refusé aussitôt. Ils ont bien fait car je sais que quelques jours plus tard d’autres acheteurs ont accepté leur prix initial.

Ensuite, j’ai commencé à désespérer un peu car nous avions visité toutes les maisons dans notre budget, y compris celles qui dépassaient un peu… Nous sommes alors début octobre et le marché est très calme. Il n’y a presque plus de nouvelles maisons en vente et a priori ça ne redémarrera qu’en janvier. Nous allons devoir mettre notre recherche en stand-by pendant 2-3 mois.

Oui mais non, je n’ai pas envie d’attendre. Je réfléchis comment élargir le périmètre de nos recherche :

  • Y aurait-il une autre ville à laquelle nous n’aurions pas pensé qui nous conviendrait ?
    • Mmm non, les autres endroits abordables avec de bonnes écoles publiques sont trop loin de Manhattan, ou nettement trop chers…
  • Et pourquoi pas laisser tomber l’achat d’une maison pour louer quelque chose dans le même coin ?
    • Après quelques recherches, en fait il n’y a vraiment pas grand chose à louer par là ; on dirait que les gens sont tous propriétaires…
  • Est-ce qu’il n’y aurait pas moyen qu’on se serre la ceinture pour monter un peu notre budget ?
    • J’ai beau refaire les calculs dans tous les sens, non, vraiment là on est au max…

Et puis j’ai regardé les maisons en ventre à un prix nettement plus élevé, juste pour voir. Tiens, en voilà une assez jolie. Je lis la descriptions et je vois qu’elle est en vente depuis 6 mois ! Six mois, c’est beaucoup dans le coin quand on sait que la plupart des maisons ici se vendent en moins d’un mois, et que c’est assez rare de dépasser trois mois.

Bon allez, nous n’avons rien à perdre, nous allons faire une proposition que le vendeur risque de trouver ridicule : -18% sur le prix affiché. Le propriétaire a quand même pris presque trois jours pour nous répondre pendant que nous nous demandions si il allait juste nous envoyer promener ou si il allait essayer de négocier. Finalement, nous recevons la réponse de son agent : “l’offre a été rejetée parce qu’elle est trop basse et que nous avons beaucoup de propositions sur cette maison. Vous pouvez revoir votre offre avec un meilleur prix et nous serons heureux de vous donner une réponse…”

En même temps, ça ne nous étonne pas, et puis il faut avouer que le prix affiché avait déjà baissé de $25,000 depuis le début. Cela dit, ça c’était début octobre et deux mois plus tard sa maison est toujours en vente… Bref…

Je reprends mes recherches et je trouve une autre maison trop chère qui elle est en vente depuis un an et demi. Peut-être que les vendeurs seront plus enclins à négocier… De toutes façons, après celle là il n’y a vraiment plus rien de potable en vente. Nous la visitons quelques jours plus tard.

Il faut savoir qu’à ce niveau-là il n’y a plus aucune émotion lorsque nous visitons quelque chose. Nous avons tellement été déçus pour les deux premières maisons dans lesquelles nous nous étions bien projetés, que maintenant on se contente de remplir une check-list mentale sans même essayer de se projeter.

La maison remplit les critères : taille et nombre des chambres OK, état général OK, pas de problèmes d’humidité apparents. Bon allons-y, on va faire une offre : -13% sur le prix affiché (qui a déjà été réduit de 10% depuis la date de mise en vente). S’ensuit une négociation serrée qui aboutit à un accord sur un prix à -8%. Nous entamons donc l’Attorney Review. Cette fois il n’y a pas de cuve à fioul enterrée, c’est plus simple. Nous passons donc officiellement “under contract” après quelques échanges et un accord sur les clauses modifiées par l’avocat.

Étape suivante : l’inspection

L’inspecteur a passé plus de trois heures à examiner toute la maison avant de nous rendre un rapport d’une vingtaine de pages avec tous les problèmes recensés : il faudra refixer la gouttière, améliorer l’étanchéité autour de la baignoire, le toit sera probablement à refaire d’ici 2-3 ans. Par ailleurs, le système électrique ne va pas du tout et il faudra tout refaire pour que l’assurance accepte de couvrir la maison : changer le panneau et remplacer l’intégralité du knob-and-tube (désolée je ne suis pas sûre de la traduction en français) par des câblages plus récents, ce qui implique d’ouvrir les murs… Et pour couronner le tout, les propriétaires n’ont visiblement pas les permis pour les travaux divers qu’ils ont fait dans la maison.

Après nous être demandés si nous ferions mieux de laisser tomber ou de gérer les problèmes, nous avons entamé une longue période de négociations pour nous mettre d’accord sur qui allait prendre quoi en charge. Pendant un mois ! Oui, un mois entier d’échanges qui ont commencé par “Réparez tout vous-mêmes” dans les deux sens. Un mois interminable pendant lequel nous pensions à chaque instant que le contrat allait peut-être tomber à l’eau.

Finalement, les vendeurs ont accepté de changer le panneau électrique et de payer le remplacement des vieux câbles. De notre côte, nous allons reboucher les murs et nous occuper du reste, au fur-et-à-mesure.

Voilà, maintenant que nous sommes d’accord, l’Attorney Review est enfin officiellement terminée. Notre avocat aura bien mérité son salaire à la fin parce qu’il nous a beaucoup aidés !

Obtenir un prêt

Maintenant, ce n’est pas fini, il nous faut obtenir le “Bank Commitment” qui est l’acceptation officielle de la banque comme quoi elle accepte de nous prêter la somme demandée.

C’est un peu plus compliqué que le “Pre Approval”, que nous avons obtenu avant de commencer nos recherches de maisons, qui consiste en une estimation à la louche du montant que nous avons potentiellement le droit d’emprunter.

Maintenant, la banque doit analyser l’intégralité de notre situation, revenus, épargne, et credit score d’une part. D’autre part, un agent est mandaté pour faire une estimation de la maison. Dans la mesure où les maisons sont systématiquement hypothéqués ici, la banque tient à s’assurer que la maison ne vaut pas moins que le montant qu’elle va prêter. Dans notre cas, vu comment on a raboté le prix, ça ne me tracasse pas trop.

Nous attendons la réponse de la banque pour la semaine prochaine.

La suite

Si tout va bien, le closing (= signature officielle des papiers devant avocat + remise des clés) est prévu pour la fin du mois de décembre. Mais je doute que les délais soient tenus car tous mes collègues qui ont achetés récemment se marrent quand je leur dit ça, dans la mesure où les vendeurs doivent régler une partie des problèmes électriques et obtenir les permis en retro-actif avant de pouvoir officialiser la vente. On verra…

3/09/15

Attorney Review

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Maintenant que le contrat de vente est signé par les propriétaires de la maison, nous entamons l’Attorney Review. C’est l’étape où les avocats (équivalents plutôt de notaires je dirais) entrent en jeu pour relire le contrat avec leurs clients respectifs et éventuellement l’amender. En général, ce sont les acheteurs qui font ajouter des clauses que les vendeurs peuvent accepter, refuser ou encore essayer de négocier pour arriver à un compromis.

Dans notre cas, il se trouve que la maison est chauffée au fioul, et que la cuve est enterrée. Or, on ne peut pas raisonnablement acheter une maison dans ce cas-là pour plusieurs raisons :

  • le risque écologique : si la cuve fuit, le propriétaire de la maison au moment où la fuite est constatée est responsable de la pollution engendrée et doit prendre à sa charge l’assainissement de la/les zones impactée(s). Après quelques recherche, il s’avère que même si ça n’arrive que dans 1% des cas, la facture peut atteindre plusieurs dizaines de milliers de dollars. Par ailleurs, pour peu qu’un cours d’eau passe par là, ça peut même atteindre des millions (et les nappes phréatiques de la ville en question sont très proches du sol). Bref, rien que ça…
  • l’assurance habitation : la plupart des assurances refusent les nouveaux contrats sur un logement dont la cuve à fioul est active et enterrée. D’autres acceptent de couvrir la maison à l’exception de tous les problèmes potentiels liés à ce mode de chauffage. Bref, c’est pas top non plus…
  • la banque : comme les biens immobiliers sont systématiquement hypothéqués en échange du prêt, la banque n’a pas envie de se retrouver avec les risques financiers cités ci-dessus dans le cas où elle récupèrerait la maison, donc cuve à fioul enterrée = pas de prêt. Comme ça c’est réglé

A priori, personne n’achèterait une maison dans ce cas-là. D’ailleurs, les propriétaires qui souhaitent vendre font généralement déterrer leur cuve avant de lister leur maison histoire de gagner du temps.

Notre avocat ajoute donc une clause spécifiant que les vendeurs devront avoir déterré leur cuve à fioul et fait inspecter (et nettoyer si besoin) les sols avant la remise des clés, puis il l’envoie à son confrère représentant les vendeurs. C’était jeudi dernier.

L’attente est longue… On se dit que les vendeurs vont forcément accepter puisque n’importe quel acheteur leur demanderait la même chose, mais plus le temps passe plus on se demande si ce sera bon…

Vendredi, pas de nouvelle. Samedi et dimanche non plus (bon, en même temps c’est le week-end, mais ici on ne sait jamais).

De toutes façons, j’ai un mauvais pressentiment. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne le sens pas…

Lundi midi, enfin, nous avons des nouvelles. C’est Barry notre agent immobilier qui nous dit qu’il a discuté avec l’agent des vendeurs et qu’ils sont a priori d’accord d’enlever la cuve.

Nous voilà rassurés ! Cependant, nous attendons encore de recevoir le contrat amendé signé par les propriétaires. Tant que je ne le vois pas écrit noir sur blanc, je préfère me méfier, surtout vu le nombre d’intermédiaires dans la chaine.

Mardi, toujours pas de signature. Mais que font-ils ? S’ils sont d’accord, pourquoi ils ne signent pas tout de suite ? Barry nous conseille de planifier dès maintenant l’inspection, car ça incitera les vendeurs à clôturer l’attorney review avant.

Aussitôt dit aussitôt fait : nous avons rendez-vous avec l’inspecteur mardi 8 septembre !

Et puis hier, notre avocat nous appelle et nous fait suivre la réponse officielle de son confrère : “Suite aux discussions avec les vendeurs, ils ont confirmé qu’ils n’enlèveront pas la cuve à fioul. En conséquence, le contrat est maintenant annulé”.

Retour à la case départ…

27/08/15

Encore des visites

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Dimanche après-midi nous avons donc à nouveau rendez-vous avec Barry. Cette fois-ci, les enfants nous accompagnent et sont ravis à l’idée de visiter des maisons. Nous en avons vu cinq ; Buzz et Woody ont préféré la deuxième, nous aussi. D’ailleurs ils ont commencé à en avoir franchement marre à la suivante. En fait, c’est rigolo de visiter des maisons, mais deux ça suffit… Cela dit, il y avait une distribution de cookies dans la cinquième, ce qui les a fait tenir quelques minutes de plus.

Retournons voir cette deuxième maison ! À l’intérieur, ça fait un peu vieillot, mais en enlevant la moquette du salon et en repeignant les murs nous pourrions avoir quelque chose d’assez sympa. Elle est grande : quatre chambres, un salon, une salle à manger, une grande cuisine, une véranda et un jardin. Ce qui est certain, c’est qu’elle va nous tenir occupés un moment avec tous les petits trucs à refaire pour avoir un intérieur qui nous plaît vraiment, mais le potentiel est là.

Les enfants s’amusent à monter et descendre les escaliers et ils se mettent même d’accord sur la chambre qu’ils aimeraient occuper. Buzz choisit la chambre où il y a une télé, et Woody celle avec la maquette de bateau (je ne suis pas sûre qu’ils aient réalisé que les propriétaires actuels partiront avec leurs affaires).

À la fin de la visite, nous disons à Barry que nous souhaitons faire une offre, espérant cette fois que nous soyons les seuls sur le coup.

Le lendemain nous signons les papiers avec notre proposition de prix. Croisons les doigts !

En début de soirée nous apprenons que les vendeurs n’acceptent pas notre prix mais baissent un peu le leur. Nous répondons que c’est encore trop haut et proposons d’augmenter légèrement notre montant initial.

Le lendemain en fin de matinée, Barry nous appelle pour nous communiquer le nouveau prix proposé par les propriétaires de la maison, intermédiaire (légèrement plus près de notre proposition initiale que de la leur). Nous réfléchissons trente secondes et décidons d’accepter la proposition. Voilà donc le prix fixé ; nous n’avons plus qu’à attendre que les vendeurs signent le contrat de leur côté.

Hier midi, Barry nous dit qu’il a reçu les papiers signés et il les envoie aussitôt à notre avocat pour la suite : l’Attorney Review.

(ne vous emballez pas trop vite, ici ce n’est pas parce qu’on signe un contrat que la vente va se faire. On pourra commencer à y croire – ou pas – dans une dizaine de jours, une fois que l’Attorney Review et l’inspection seront passés)

26/08/15

Que faire ?

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Après la mauvaise nouvelle que Barry vient de nous annoncer, nous nous sentons un peu perdus. Ce n’est pas tant le fait de ne pas pouvoir acheter la maison qui nous faisait envie, mais surtout que nous avons visité toutes les maisons de la zone de l’école qui nous plait. Du coup, nous ne savons plus trop quoi faire.

Est-ce qu’on cherche dans la zone de l’école voisine, qui est un peu moins bien notée mais tout de même largement acceptable ? Est-ce qu’on regarde dans les villes autour ? Et pourquoi pas carrément ailleurs ?

Bref, on ne sait plus ce qu’on veut, et puis en fait nous n’avons même plus envie d’en parler…

Au passage, c’est quand même impressionnant : seulement trois jours plus tôt, nous allions tout juste commencer notre première journée de visites et là, après tout ce stress, on se sent vannés. Nous avons presque envie de laisser tomber et de reprendre ça plus tard.

Barry nous envoie d’autres offres, mais aucune maison ne nous branche vraiment. Il nous demande si nous souhaitons revisiter celles que nous avons vues lundi, mais non, ça ne nous dit pas…

Bon, on ne va quand même pas se laisser abattre, allez on arrête de se plaindre et on s’y remet !

Nous reprenons nos recherches du début : “Ah tiens, regarde là : il y a une école qui a l’air bien, dans cette autre ville. Oh et puis les impôts locaux sont nettement moins élevés que là où nous cherchions l’autre jour, du coup nous pourrions nous permettre de montrer un peu le budget d’achat. Par ailleurs, il y a 15 minutes de transports en moins pour aller travailler ! Allez, c’est parti, cherchons dans cette nouvelle zone !”

Nous prévenons Barry que nous avons choisi un nouveau périmètre à creuser, et en parallèle nous commençons à fouiller les sites immobiliers du coin. Il nous envoie trois offres, et nous en ajoutons deux à la liste.

“- Alors Barry, quand est-ce qu’on se revoit ? Ce soir ? Demain ?

– Je vous propose dimanche après-midi ; ça vous convient ?

– Yes ! À dimanche !”

25/08/15

Qui dit mieux ?

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Nous sommes mercredi, il est midi. Nous pouvons donc supposer que les deux autres acheteurs potentiels de la maison ont donné eux aussi leur prix. Nous allons donc bientôt avoir une réponse ; ça ne devrait pas être compliqué : le plus élevé gagne et puis c’est tout, non ?

Et si nous nous retrouvions à égalité avec un autre ? Là, non, nous ne pouvons pas ré-enchérir…

À 14h, nous appelons Barry : “alors ? Tu as des nouvelles ? Non ? Ah… Tu nous tiens au courant, n’est-ce pas ?”

16h, toujours pas de nouvelles…

17h, toujours rien…

Non, mais ce n’est quand même pas possible de passer une après-midi entière à calculer le max parmi trois nombres !!?

On va devenir fous, là…

18h, Barry nous appelle. Ah ! Alors ? Alors ?

“- Vous êtes à égalité avec un des autres. Cette fois-ci personne ne va monter le prix, mais nous devons penser à un deal sweetening

– Deal what ?

– Globalement, réfléchissez à ce que vous pourriez faire pour rendre votre dossier plus intéressant que celui des autres. Par exemple, vous pouvez dire que vous prenez en charge les premiers $1,000 sur les travaux potentiels qui résulteraient de l’inspection. Ou vous pouvez chercher d’autres idées. Je vous laisse un peu de temps ; il faudrait me dire ça d’ici une heure !”

Donc, maintenant il faut se creuser la tête pour trouver des idées qui pourraient convaincre les vendeurs de nous choisir. Nous reprenons déjà l’idée de Barry, et histoire de faire encore mieux nous pourrions même prendre en charge les premiers $2,000 sur les travaux potentiels.

Quoi d’autre ? Hmmm… Par exemple, nous devions diviser en deux paiements notre apport : une fois après la signature, et une fois à la remise des clés. Nous pourrions mettre tout en une seule fois ; c’est bien ça, non ?

Là nous ne voyons pas vraiment d’autre idée à proposer. Mari prend le téléphone pour communiquer ces deux informations à Barry et là je lui dit : “Tiens, histoire de nous démarquer, tu lui dis aussi qu’on offre une bouteille de vin aux vendeurs si ils nous choisissent!”

Pour résumer donc :

  • $2,000 pour les potentiels travaux résultant de l’inspection (Barry nous dit “Waouh, c’est généreux ça !”)
  • les 15% d’apport en une seule fois
  • une bouteille de vin (l’idée a bien fait rire Barry qui aimerait bien en avoir une pour lui aussi si ça marche)

Barry est ravi de nos propositions et nous dit qu’il est vraiment confiant pour nous avec ça.

Quelques minutes plus tard, ma copine Hélène qui vient d’acheter une maison m’appelle pour me dire qu’elle avait eu à faire face à la même chose quelques mois plus tôt. Elle me dit qu’elle avait écrit une belle lettre de motivation à destination des vendeurs pour faire ressortir son dossier et que c’est probablement grâce à ça qu’ils ont eu leur maison. Par ailleurs, comme elle est sympa, elle m’envoie aussitôt sa lettre dont je m’inspire énormément et que j’envoie 15 minutes plus tard à Barry pour qu’il la fasse parvenir aux propriétaires.

Il est 19h45, je suis confiante.

21h, les vendeurs sont probablement en pleine discussion. Mari et moi tournons en rond. Nous sommes confiants car Barry est confiant. Je pense que ma lettre de motivation va leur plaire ; je la relis plusieurs fois…

22h26: Barry appelle et nous n’entendons même pas le téléphone. Ce n’est qu’une bonne demi-heure plus tard que nous trouvons le message sur notre répondeur :

“Bonsoir, c’est Barry, je suis désolé de vous appeler aussi tard mais je viens juste d’avoir le retour de l’agent qui a listé la maison. Les vendeurs ont discuté pendant 1h45 pour peser le pour et le contre des deux dossiers et je dois vous dire que malheureusement vous êtes arrivés deuxièmes à peu de choses près. C’était très serré et bien que votre proposition était vraiment très intéressante, les autres acheteurs ont décidé de monter leur apport à 30% et c’est finalement ce qui a décidé les vendeurs à choisir leur dossier, même si je trouve personnellement que le vôtre était bien plus intéressant et que blablabla… ” Là, tu n’écoutes même plus la suite…

 

 

23/08/15

Suite à notre offre…

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Lundi soir dernier, après une journée de visites de maisons, nous avons donc soumis une offre à notre agent immobilier. Autant vous dire que nous étions assez excités le soir: est-ce que notre offre est la première que les vendeurs vont recevoir en trois mois ? Est-ce qu’il vont trouver que notre proposition était trop basse au point de dire non sans négociation possible ? Sans doute vont-ils proposer un prix intermédiaire sur lequel on essayera de s’aligner.

Je ne pense pas qu’ils diront oui comme ça, non.

Oui, c’est vraiment probable, ils vont négocier le prix je pense… Est-ce qu’on peut se permettre de mettre un peu plus ? Oui, je pense, ça devrait le faire.

Mardi matin. Je pars travailler en ne pensant qu’à la maison. Est-ce que ce sera oui ? non ? peut-être ? Heureusement que mon travail est vraiment très prenant ; cela permet à mon esprit de se concentrer sur autre chose au lieu de tourner en rond.

Barry nous appelle pour nous dire que notre offre est la toute première que les propriétaires reçoivent depuis que la maison est en vente. Pour l’instant il n’en sais pas plus, mais c’est bien parti.

Là je me dis que les vendeurs vont forcément considérer sérieusement notre proposition, vu que c’est la première en trois mois. Ils ne vont quand même pas se permettre de refuser net, c’est certain ; au pire ils négocieront et au mieux ils accepteront.

L’après-midi passe, sans nouvelle de notre agent. C’est trop long… Les vendeurs sont certainement en train de se demander si ils disent oui ou non.

Et puis, enfin, Barry nous rappelle !

Enfin !

Alors ? Alors ? Bon, en fait, il appelle pour nous apprendre que deux autres personnes ont fait une offre sur la maison, suite à la baisse de prix. Oh, pffff…. J’avais oublié cette possibilité…

Que se passe-t-il dans ce cas-là ? Et bien, c’est très simple : tout le monde doit proposer un nouveau prix, le dernier prix, et celui qui dit le montant le plus élevé pourra acheter la maison à ce prix-là. Là il est 18h, et nous avons jusque demain midi pour donner notre réponse.

Mari et moi réfléchissons. C’est stressant. Plus le temps passe (et encore ça ne fait qu’un jour!), plus nous avons envie d’acheter cette maison. Nous pourrions mettre moins d’apport que prévu et acheter la maison au prix proposé par les vendeurs suite à la réduction d’hier. Notre décision est prise, nous allons donc proposer le prix qu’ils demandent. Visiblement, les deux autres personnes ont fait une proposition suite à la baisse du montant ; c’est donc peu probable qu’ils aillent maintenant donner un nombre plus élevé que le nouveau.

Mercredi matin, nous apprenons donc à Barry que nous sommes prêts à mettre la somme que demandent les propriétaires sur l’annonce.

Et on attend… On attend… C’est long…